Parce que … mais c’est vachement compliqué de se parler en fait !
Comme vous le savez, je suis plutôt fâché avec les réseaux sociaux mainstream. Entre désinformation, entre-soi, vidéos qui se lancent toutes seules, reels et autre trucs qui bougent et qui nous poussent à scroller, hébétés comme si on avait avalé une substance violente… enfin, vous voyez ce que je veux dire, quoi.
Mais dans un autre point de vue, j’avoue avoir besoin de vous parler. C’est un besoin pas seulement mercantile, hein, c’est aussi un besoin humain. Sur Facebook, plus grand monde ne parle au milieu de celleux qui hurlent. Les copain·es : vous êtes soit inaudibles, soit absent·es, soit un peu trop présent·es… surtout par les partages qui, bien que la plupart du temps sont très intéressants, sont surtout très répétitifs. Et cela au milieu de publications « optimisées » ou « sponsorisées », je dois dire que je n’y vois plus rien. Et si je suis aveuglé, nous le sommes probablement tous·tes.
Alors on cherche des parades. Comment rester en contact sans interface publicitaire, faire vivre son activité artisanale sans être intrusif et sans être exactement ce que l’on cherche à éviter…
Et là, c’est le web 1 qui nous sauve. Le web à Papi. Il nous a donné le flux RSS pour suivre les actualités des organismes qu’on aime bien (Médiapart, Reporterre, Tha Yird…). Il nous a donné les blogs (drôle de nom quand même). Il nous a donné les newsletters qui ont été détournées par les publicitaires puis abandonnées au profit de campagnes sur Facebook plus « algorythmiquement ciblées personnalisées » du web 2.0
Le web 3.0 nous donne aujourd’hui les réseaux sociaux décentralisés et non-propriétaires comme Mastodon, Signal, Peertube, Pixelfed… Un réseau un peu plus foutraque mais tellement plus joyeux et inclusif qu’on en devient très vite adepte.
Et donc tout est là : la parade se met en place. On prend là ou c’est chouette. Un mail, c’est pas intrusif si on a choisi de le recevoir. Et si ce n’est pas trop répétitif. Moi, j’aime bien certaines newsletter : Chiara Boutt (ma grande) m’a montré la sienne: j’adore, on a l’impression d’être en tête à tête. Aemarielle aux pinceaux dorés m’a montré la sienne : délicate et sensuelle, outch, voilà encore une autre prose dans laquelle je me régale tout autant. La ferme de Ste Marthe a trouvé un biais pas si mal : ils me donnent des conseils de jardinage (mais essaient un peu trop de me vendre des tuyaux poreux). Ces dernier·es représentent la limite pour moi.
La décision est prise : ce sera un blog, une newsletter, un mastodon et un peu du reste.
Et si vous voulez vous y inscrire, c’est à vous de le faire. Moi, je ne fais que vous montrer la route qui mène chez nous. Et si vous en avez marre, il suffit de se se désinscrire, le lien sera toujours en bas des mails. Point.



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