Les rosiers odorants sont bien arrivés…
… et il faut s’en occuper comme des bébés. Eau toute les 12 heures, paillage bien aéré, cagette pour faire de l’ombre pour ces pauvres petites feuilles qui passent d’un climat montagnard dégradé à un climat méditerranéen dégradé…
Isabelle nous avait préparé quelques resurgeons de rosiers odorants (et non de Damas, dame, je pensais que… mais non, parce que c’est pas la même méthode de reproduction en fait, je suis à la masse, comme d’habitude – je vous raconterais peut-être comment je confonds le fenouil et le céleri – mais bon, hé, on peut pas penser à l’évolution climatique, le rythme de l’Erosion qui en dépend, distiller, faire du savon, tourner de la poterie, cuire du Raku, créer un jardin d’aromatiques et médicinales, accompagner Loisel dans sa vie de pré-ado alors qu’il n’a que dix ans et donner des croquettes aux chats et oublier de nourrir les poules. Ça va, nul n’est parfait, okay ?).
Différentes variétés de Rosa Centifolia à la place des Tatties.
Oui, on a quatre types différents de ces rosiers anciens qui sentent bon. je vous donnerai leurs petits noms peut-être, si je m’en souviens. Ah oui, il y en a un qui est un Ambroise Paré… (c’est fou de nommer les rosiers en fonction de celuielle qui a créé la sous-espèce). Ah ! Un autre qui est un Cuisse de Nymphéa, un autre avec « Vénus » dedans le nom … probablement Bouquet de Vénus. Le quatrième, me souviens plus, j’ai pas envie de faire une embolie du cerveau pour me souvenir de ça pour l’instant.
Mais avant d’avoir des fleurs, l’année prochaine, il faut que tout ce passe bien. Et c’est pas peu dire : les plants ont été séparés de leur pied-mère (avec tendresse), déterrés (avec amour), déposés dans un seau avec un chiffon imprégné d’eau de source le Méolans (gentiment). Drôle de naissance. Puis enfermés dans un cube qui roule et qui pue et sous un soleil de plomb, déplacés de plus d’une centaine de kilomètres, descendus sur plus d’un kilomètre, puis déposés dans des trous préparés à l’avance dans une terre qu’iels ne connaissent pas, sous un ciel qu’iels ne connaissent pas, dans un air qu’iels ne savaient pas que c’était possible d’être autant chaud.
Il faut dire que, pour l’ambiance des rosiers, il fait juste trop chaud et trop sec. Et les pluies ne viennent pas. C’est un peu comme un pari ce qu’on fait, là.
Et puis enfin, le Jour d’Après, c’est le jour 1 de leurs enracinements. Il leur faut de l’eau, de l’eau et encore de l’eau. Un peu de purin d’orties, un peu d’eau de peaux de bananes (les poules sont heureuses aussi, du coup, elles kiffent grave la banane) et énormément d’attention. Il faut leur cacher le soleil aussi, bien trop violent pour une mi-septembre. D’ailleurs, depuis vendredi dernier, vous pouvez apercevoir les désormais célèbres Rosier Cagettes dans le jardin de St Mimiche.
Rosier-Cagettes
dans le jardin
Tha Yird (2026)

Franchement, pour l’instant, on peut dire qu’une poignée de rosiers vont bien. Certains sont couci-couça, mi-figue, mi-raisin. Genre pas bien mais on verra, on sait pas… En attendant, je vais semer la moutarde sur les autres parties du jardin débarrassées des patates et du lin.
Mais ce jardin est, dans tous les cas, déjà une réussite après deux ans de mise en place !




Un commentaire
Hi hi hi… des rosier-cagettus ! Vivement l’année prochaine. Vous allez faire de l’eau de roses ?